La loi des clichés
Olldenaï !
Il faut absolument que je fasse un constat, ma foi, très intéressant au demeurant si vous êtes un(e) passionné(e) de sociologie ou de télévision, ou des deux, ou quelque chose dans ce genre là. (Admirez dans cette phrase la quantité de mots inutiles que j’aime bien mettre dans une phrase pour faire bien : ma foi, au demeurant, quelque chose dans ce genre là)
Beaucoup de gens m’ont posé le problème des clichés, surtout quand on s’attarde à la tâche de raconter une histoire qui se déroule dans un univers fantasy. Et là, on se rend compte qu’on peut difficilement échapper à la magie, aux discours grandioses qui précèdent une foule de péquenots qui hurlent « OUAIIIIIS », au héros qui décide de sauver le monde tout seul (ou à deux-trois) contre une entité maléfique surpuissante, à l’elfe archer, etc. (sans points de suspension, s’il vous plait).
Et c’est vrai. Mais on a beau dire, si on n’y échappe pas (ou peu), c’est pas pour rien. Les clichés sont parfois nécessaires afin de servir d’éléments identitaires à un récit. Le jeu, c’est de bien les doser afin ne pas en faire un recueil.
Là où ça devient intéressant, c’est lorsque ces clichés sont collés si près de notre nez qu’on est obligé de loucher pour les voir.
Ce qui m’a décidé à écrire cet article, c’est le zyeutage d’une succession d’épisodes de la série How I Met Your Mother (parce que j’aime beaucoup Neil Patrick Harris, je le trouve brillant dans le rôle de Barney Stinson et du Dr Horrible, dans la web-série du même nom créée par Joss Whedon) qui possèdent de grandes similitudes avec deux autres séries américaines bien connues que j’aime regarder.
Je ne sais pas si vous avez remarqué (en tout cas pas moi, jusqu’à maintenant), mais dans ces trois séries américaines divertissantes et humoristiques (ou pas), les réalisateurs utilisent certains ingrédients identiques pour raconter les évènements, et pourtant ces trois séries se distinguent bien les unes des autres.
Je vous ai donc sélectionné une petite liste de ces ingrédients qu’on retrouve dans Friends, How I Met Your Mother, et The Big Bang Theory :
- Un groupe de potes
- Des rires enregistrés
- Un appartement qui donne sur le salon, dès qu’on y entre
- Un type qui se prend pour un beau-gosse et qui veut toujours se taper plein de meufs
- Une petite musique qui reprend souvent un gimmick du générique quand une scène se termine
- Un générique entrainant, et qui commence TOUJOURS par un gimmick (musical ou chanté) à la guitare / au ukulélé / à un instrument à cordes, quoi.
- D’ailleurs à un moment donné dans le générique, y’a TOUJOURS un passage où y’a un coup de caisse claire sur chaque temps d’une mesure.
- FAUT TOUJOURS QU’A UN MOMENT DONNÉ, LES PROTAGONISTES DE CETTE JOYEUSE BANDE DE POTES SE RÉUNISSENT DANS UN PUTAIN DE BAR !!! (oué alors ça, ça m’énerve, par contre)
- …POUR SE RACONTER LEURS HISTOIRES DE FESSES !! (ou leurs fantasmes, au choix, mais quoi qu’il arrive, on arrive forcément à parler de cul, c’est obligé)
- Et quand ils ne sont pas dans un bar, ils sont sur un canapé, dans ce fameux salon dans l’entrée de ce fameux appartement, à bouffer avec des baguettes des nouilles empaquetées dans des cartons dont le couvercle se replie et possède des languettes pour pouvoir le fermer (oui, c’est une description technique que j’ai fait là).
Je crois que dix, c’est une bonne liste, je pourrais en mettre d’autres mais ça me prendrait des plombes.
Mais si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les rajouter dans les commentaires çi-dessous, je suis tout à fait disposé à venir rigoler avec vous de ces clichés qui sont bien là, et que pourtant on regarde quand même…
Bonus : Tous les « Shep(p)ard » sont soit avocats, soit médecins, soit militaires. Sur ce, je vous laisse, je vais regarder un épisode de Ally McBeal (ou Lost, tiens… ou Stargate Atlantis ?) et continuer ma partie de Mass Effect.





